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25.04.2018 (14:02)

Briefing du Chef de la Direction opérationnelle principale de l’État-major des Forces Armées de la Fédération de Russie sur la situation en Syrie

Le Ministère russe de la Défense continue d'analyser la frappe de missiles sur la Syrie, menée par la coalition internationale, dirigée par les Etats-Unis. Cette frappe a été réalisée le 14 avril, à la veille de l'arrivée des représentants de l’OIAC à Damas pour mener une enquête à Douma.

Selon les déclarations officielles des représentants des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France, les installations de production d'agents chimiques et de stockage avec des munitions spéciales de la partie syrienne ont été identifiées comme les cibles principales.

Selon les départements militaires américains, britanniques et français, ces installations ont été concentrées dans trois objets.

La première installation est le Centre d'Études et de Recherches Scientifiques «Barzah», situé dans la banlieue de Damas.

Jusqu'en 2013, le Centre a mené des recherches dans le domaine du développement des moyens de protection contre les armes chimiques. Les agents chimiques ont été utilisés dans le cadre de la Convention sur les armes chimiques.

En 2017, les laboratoires du Centre ont été inspectés par des représentants de l’Organisation pour l'interdiction des armes chimiques. L'inspection a montré l'absence de toute activité, liée au développement et à la production d'agents chimiques.

La deuxième installation est le stockage souterrain «Him Shinshar» dans la province Homs. Les armes chimiques n'ont jamais été développées ou stockées dans cette installation.

La troisième installation est le stockage au sol «Him Shinshar» dans la province Homs. Et les armes chimiques n'ont jamais été stockées dans cette installation.

Dans tous les pays, les installations de production d'agents chimiques et de stockage avec des munitions spéciales sont scrupuleusement protégées, car elles sont dangereuses pour les personnes.

Après la frappe de missiles, beaucoup de gens sont arrivés dans ces installations sans aucun moyen de protection. Aucun d'entre eux n'a été blessé par des agents chimiques.

Pour déterminer le niveau de contamination possible du terrain à la suite d'une attaque et d'une menace pour la population civile, les experts russes de la protection NBC ont pris tous les échantillons nécessaires à l'installation «Barza». Cette analyse n'a pas révélé la teneur en produits chimiques toxiques et substances toxiques sur le site détruit. Cela a été confirmé par l'acte normatif.

Cela confirme la véracité du fait que ce centre de recherche n'a pas mené des travaux avec des substances toxiques depuis longtemps.

En même temps, la logique de la direction militaire et politique des États-Unis, de Grande-Bretagne et de France n'est pas claire au moment de choisir ces installations de frappe.

Si, à leur avis, ces installations avaient des stocks de substances toxiques, alors, en effectuant la frappe avec des missiles de croisière, de grands centres de contamination du terrain pourraient apparaître. Et dans le cas de Damas, des dizaines de milliers de personnes seraient inévitablement tuées.

Les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France estiment que les attaques ont été effectuées avec succès. Ils annoncent que tous les missiles ont atteint les cibles assignées. Au même moment, le Centre de recherche «Barza» a été frappé par soixante-seize missiles de croisière et le stockage de «Him Shinshar» - par vingt-neuf missiles de croisière. Au total, selon les représentants américains, 105 missiles ont été lancés.

L'état-major général des Forces armées de la Fédération de Russie a effectué une analyse détaillée des résultats des attaques. Les fragments des missiles ont été collectés, on a effectué l'étude des cratères d'obus et la nature de la destruction des objets. Cela permette de conclure que pas plus de vingt-deux coups de cent cinq ont été fixés dans la zone cible.

Seulement treize coups de soixante-seize ont été trouvés dans la zone du Centre de recherche «Barza». Ceci est attesté par la nature de la destruction des bâtiments et des structures de ce centre et des bâtiments complètement conservés qui l'entourent à une distance à cent mètres.

Même si on prend en compte que l'explosif de l'ogive du missile de croisière «Tomahawk» varie de 150 à 200 kilogrammes, selon la version américaine, sans missiles air-sol, tirés par deux bombardiers B-1B, pas moins de huit tonnes et demie d'explosifs devaient exploser dans la zone de l’installation. À la suite d'une telle explosion, le centre de recherche «Barza» devait subir beaucoup plus de dégâts.

Les renseignements obtenus et les données de surveillance objective des systèmes de défense aérienne, les travaux sur le terrain et l’enquête auprès des témoins montrent que les systèmes de missiles de défense aérienne «Pantsyr», «Osa», «Strela-10», «Buk», «Kvadrat» et S-125, qui couvrent la capitale syrienne et des aérodromes de l'armée de l'air syrienne Duvali, Dumayr, Blai et Mazzeh, ont frappé quarante-six missiles de croisière.

Tenant compte des trajectoires de vol des missiles et des capacités des systèmes de défense aérienne syriens, ils ont été touchés dans cinq zones d'interception, dont trois sont situées à l'ouest de la capitale syrienne et deux à l'est.

Les fragments de missiles de croisière, trouvés dans ces zones d'interception, comportent des trous caractéristiques des éléments frappants des missiles guidés antiaériens. Il y a des marques avec les numéros de série, les dates et les fabricants, et d'autres données sur les unités mécaniques et les composants. Les spécialistes pourront facilement identifier l'appartenance de ces fragments. Certains d'entre eux sont démontrés à l'exposition.

Une partie des missiles n'a pas atteint les cibles, apparemment à cause de dysfonctionnements techniques, créant une menace de destruction d'objets civils et de mort de civils. Deux d'entre eux, y compris le missile de croisière «Tomahawk» et un missile de précision d'avion, ont été livrés à Moscou.

 Les spécialistes russes les examinent. Les résultats de ce travail seront utilisés pour améliorer les modèles d'armes russes.

Maintenant, à propos des résultats du travail à l'installation «Chem Shinshar», où selon la version américaine, des armes chimiques ont été conservé.

Selon les représentants du Pentagone, vingt-deux missiles ont frappé des installations au sol. Les Forces armées russes ont enregistré pas plus de sept coups, ce qui se reflète sur l'image satellite.

L'installation de stockage souterrain «Chem Shinshar», selon l'armée américaine, a été frappé par sept missiles. Selon les renseignements russes, seulement deux coups ont été enregistrés dans cette installation.

Au total, vingt missiles ont été abattus dans trois zones de responsabilité de la défense aérienne de Homs par des systèmes de missiles anti-aériens «Pantsir», «Osa», «Buk», S-125 et «Kvadrat» des Forces armées syriennes.

Il faut souligner que la plupart des armes de précision ont été détruites par les systèmes de défense aérienne soviétiques. Ce sont S-125, «Osa» et «Kvadrat».

Ces systèmes ont été récupérés et modernisés sous les auspices des spécialistes russes.

Le ministère syrien de la Défense a analysé les résultats de la frappe de missile. Un certain nombre de changements ont déjà été introduits dans le système de défense aérienne du pays, ce qui augmentera encore sa fiabilité.

Les spécialistes russes continueront à former du personnel militaire syrien et aideront à maîtriser de nouveaux systèmes de défense antiaérienne, dont les livraisons doivent être effectuées dans un proche avenir.

Il faut rappeler que les missiles de croisière ne sont pas entrés dans la zone de responsabilité des systèmes de défense aérienne de la Russie. Le groupe de force russe est prêt à repousser toutes les frappes aériennes.

Hier, à 20 heures, les systèmes de défense aérienne russes ont détecté et abattu deux drones d'insurgés à une distance de 10 kilomètres de la base aérienne «Khmeimim».

Les frappes, menées par la coalition occidentale, n'ont pas perturbé le processus de paix en République arabe syrienne.

La Ghouta orientale, récemment libérée des militants, retourne à la vie paisible. Dans cette banlieue de Damas, les autorités ont été rétablies ; la récupération des installations de services de logement est en cours. L’approvisionnement en eau et en électricité est renouvelé et les magasins sont ouverts.

De plus, le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes, avec des représentants des autorités syriennes, a réussi à conclure des accords avec des formations miliaires illicites, contrôlant le territoire de la région orientale de Kalamun, sur le retrait volontaire de la zone.

En conséquence, au cours des quatre jours 5 495 militants et membres de leurs familles ont quitté Kalamun pour le village de Dzherablus, qui situe au nord de la Syrie. Des drapeaux syriens ont été dressés dans cette zone, les autorités publiques ont commencé à travailler, la réhabilitation des infrastructures a commencé.

28 chars, 23 missiles tactiques «Scud», 35 lance-grenades antichars portatifs, et un grand nombre d'armes légères, ont été remis aux troupes gouvernementales par les militants. L'origine et les voies de livraison dans la région Damas des armes, fabriquées en Occident, sont particulièrement intéressantes. Parmi eux des missiles guidés antichars «Tou» et d'autres.

Le Centre russe pour la réconciliation des parties belligérantes s'efforce de stabiliser la situation en Syrie.

À ce jour, plus de 62 000 personnes ont retourné dans leurs foyers, situés dans la Ghouta orientale.

9 508 personnes ont retourné dans la province Alep, en quittant la zone de désescalade Idlib.

Sous le contrôle du Comité pour la gestion des territoires de l'Est et avec l'aide du Centre pour la réconciliation des parties belligérantes, on effectue la reconstruction des infrastructures essentielles dans la province de Deir Ez-Zor. 44 mille 501 civils sont rentrés chez eux sur la rive orientale de l'Euphrate.

En conclusion, il faut noter que la Fédération de Russie fait tout pour rétablir la paix sur le sol syrien.

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